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Mardi 1 juillet 2008
Penser nous appartient.

C'est notre force, c'est aussi notre faiblesse.
En pensant nous évoluons, certains sont tués pour avoir pensé.
Nous pensons parce que nous vivons, la pensée est à la base du langage. Nous pensons jour et nuit, en vivant et en dormant.
Nos rêves trahissent nos pensées.

Pensée traître parfois.

Nos pensées traversent nos esprits, nous embrouillent. A trop réfléchir nous ne savons plus quoi faire.
Pourquoi ?
Oui mais...
Est-ce que, si... ?
Vivre sans pensée est alors préférable.

Pensée douloureuse.
Samedi 21 juin 2008

On dit souvent que le bonheur arrive quand on ne l’attend pas. Caprice de la nature. Beaucoup y croient, d’autres non. Et ce sont bien souvent ces derniers qui sont les plus surpris…


Louis chaussa ses bottes fourrées, enfila son manteau doublé de fourrure, paré à affronter le froid qui faisait rage dehors.

Il saisit sa hache, qu’il avait aiguisée la veille au soir pour mieux couper le bois fin des sapins. C’était plus joli si l’écorce n’était pas éclatée. Plus joli et moins douloureux pour l’arbre.

 

Avec le temps et la solitude, il avait appris à apprécier la compagnie de la forêt. Appris à chercher les écureuils qui se cachaient entre les branches. Appris à suivre les traces d’une maman biche et son faon.

Il prenait son temps au milieu de cette faune invisible à ses yeux d’homme.

Mais surtout le chant des arbres, sifflant, chantant, les aiguilles rebondissant sur les branches, provoquant un doux cliquetis. L’entrechoc des branches provoquant un duel amoureux entre les arbres. Tant de poésie dans une forêt. Tant de sérénité…

Louis était devenu isolé. Il ne voyait plus ou peu les autres humains. Il évitait au maximum de se replonger dans la foule.

Il ne voyait plus personne depuis le jour où…


Il n’attendait plus rien de la vie, prenait ses habitudes au sein de la forêt, le strict minimum pour ne pas mourir de faim et puis…

Cette situation lui convenait.

Plus de contraintes, plus de stress, plus de soucis…


Alors pourquoi perpétuer la tradition, seul ?

Parce qu’il aimait ce moment. Parce que c’était une rare fête humaine pendant laquelle le monde entier était en paix.


Un joli petit sapin était planté là, devant lui, comme si la forêt voulait lui faire ce cadeau. Son seul cadeau…

Il sourit, murmura un remerciement à toute la forêt. Ridicule, pensait-il. Mais le sourire continuait à rider son vieux visage fatigué par le temps.


Installant le sapin à côté de la cheminée, Louis sortit la boîte de décorations de Noël…

Bof, à quoi bon. Le sapin était déjà beau ainsi, nu et parfait.

Il s’installa dans son fauteuil. Allumant sa pipe. Ruminant le passé.

Non, pas ce soir. Rien ne devait gâcher sa soirée. Il se leva du fauteuil, se dirigea vers la cuisine afin de se préparer à manger.

Pour une fois, il avait envie de préparer un plat. Sans doute pour oublier, pour focaliser son esprit ailleurs.


Alors qu’il entrait dans sa cuisine, quelqu’un frappa à la porte.

Il jura intérieurement. Encore ces sales gamins pour les étrennes…

Il ouvrit la porte, prêt à grogner auprès des gamins du village. Et son geste se figea.


« Bonjour Papa, cela faisait longtemps… »


Derrière une belle jeune femme, un homme du même âge tenait un bébé dans les bras. Un petit garçon était blotti contre ses jambes.


Sa fille tenait un gros plat dans les mains, manifestement une belle et grosse dinde qu’elle avait dû cuisiner.


« Joyeux Noël, Papa…»


Le son de sa voix semblait hésitant, timide. Craignant de se faire renvoyer chez elle.


Louis sourit. Une petite larme dessina les rides de son vieux visage fatigué…

par Couet publié dans : Texte
Dimanche 15 juin 2008
Comme un cheval, je cherche ma liberté.
Je galope à travers la vie, tente d'échapper au temps.
Nul ne peut m'attraper,
Nul ne peut éteindre ma flamme.

Comme un aigle, je survole le monde.
De mon regard perçant je scrute les gens.
Nul ne peut me voir,
Nul ne peut m'aveugler de ses paroles.

Comme un paresseux, je dors toute la journée.
Dans mon sommeil je tourne le dos à la vie.
Nul ne peut me réveiller,
Nul ne peut me sortir du monde des rêves.

Comme la terre, je me transforme au gré du temps.
Je bouillonne et souffre mais façonne le monde.
Nul ne peut m'effacer,
Nul ne peut m'ignorer...

par Couet publié dans : Texte
Lundi 21 avril 2008
3 mois se sont écoulés depuis mon article annonçant une pause.

J'avoue, ça m'a fait du bien et ça m'a permis de me détacher un peu de tout ça.
J'ai toujours cette envie d'écrire, mais n'ai plus trop le temps en ce moment.

Je m'appliquerai à écrire un texte que j'ai en tête depuis Décembre, qui était censé être un texte de Noël, histoire de ne pas laisser "vide" le blog et je vous avouerais que cela fait un moment que j'aimerais écrire un plus gros texte. Plus que "l'Or de Ménalt", mais je n'avais aucune idée du thème, de l'histoire ou de l'environnement que je voulais mettre en place.
Ça se construit petit à petit depuis ce matin et je vous tiendrai au courant de tout ça. =)

Merci à ceux qui soutiennent mon blog !
Jeudi 17 janvier 2008
Environ 8500 pages vues et 3300 visiteurs en un peu plus d'1 an...

Et pourtant...
J'aime toujours écrire autant mes textes (quand j'en ai le temps), mais je me demande si je ne m'attache pas un peu trop sur le nombre de commentaires...
Il est très agréable d'écrire pour le plaisir des autres et les statistiques sont là pour prouver que mes textes intéressent les gens (j'ai dit "intéressent", pas forcément "passionnent" ^^)

Et pourtant... Pourtant... C'est si frustrant d'écrire sans provoquer de réaction. Positive ou négative, peu m'importe.
Positive, tant mieux, ça me conforte dans mon style d'écriture, négative pour aider à corriger mes défauts/erreurs.
Mais le vide... Que faire de ce vide ? Pas grand chose à vrai dire... Rien de dramatique. Mais rien d'encourageant non plus...

Voilà, en bref, cet article introduit une pause, un arrêt, je ne sais pas encore.
On verra bien quel sera mon état d'esprit un peu plus tard.

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